Temps de travail et temps personnels, même combat : ils passent trop vite !

Alors que nous disposons de moyens de locomotion et de communication sans précédent dans l’histoire de l’humanité, la machine s’enraye… Entre embouteillages, déluge d’informations et surmenage, comment préserver un temps de travail de qualité, pour ensuite savourer pleinement et exclusivement sa vie personnelle ? Trois pistes à creuser.

Le multitasking, ennemi public n°1

Si vous vous demandez régulièrement à quoi vous avez passé votre temps, ou pourquoi tel dossier pourtant simple vous a pris autant de temps… ne cherchez plus. C’est parce que vous faites trop de multitasking.
Nous avons tous tendance à vouloir :

  • optimiser notre temps de travail,
  • être ultra disponible et réactif,
  • constamment sur la brèche (au courant de tout)…

Résultat : nous faisons régulièrement trois ou quatre choses en même temps (sans même en avoir conscience), nous autorisons les notifications pour ne rien manquer, nous nous interrompons à tout va pour nous assurer qu’une autre tâche suit bien son cours… Et une vague sensation de surmenage nous poursuit.

Stop !

Même si les avancées technologiques nous y incitent, notre cerveau n’est pas fait pour accomplir plusieurs taches d’importances équivalentes en même temps (et voilà pourquoi votre corps crie au surmenage). Il faut donc arrêter de vouloir gagner du temps de travail en faisant plusieurs choses à la fois… au risque de ne rien faire correctement !

Ensuite, notre cerveau met plusieurs minutes pour passer d’une activité à une autre… ce switching pourrait dans certains cas atteindre jusqu’à 40% de notre temps de travail effectif. Et lorsque nous nous interrompons dans une tâche pour répondre à une sollicitation, il faut 23 minutes pour retrouver un niveau de concentration optimal. On peut alors considérer qu’une extrême disponibilité, si elle est satisfaisante, n’en est pas moins contre-productive.

Alors à l’avenir, de la discipline : accordez toute votre attention à une action à la fois et menez-la à son terme (donc : notifications coupées, porte fermée).

Le temps de trajet, facteur de stress

Avouons-le : commencer et finir sa journée avec la perspective de trois quart d’heure de trajet (temps moyen pour les franciliens, ces héros du quotidien)… avec bien souvent l’inconfort des embouteillages, la forte affluence dans les trains, voire leur retard. Imaginez : 64% des employés partent en avance le matin pour éviter d’être en retard !
On part de chez soi stressé dès le matin et l’on rentre éprouvé le soir… Et pour rattraper ce temps perdu ou mal employé (qui n’est ni du temps de travail ni du temps personnel), nous nous retrouvons à rogner sur notre pause méridienne pour accomplir des tâches incontournables : qui ne fait pas ses courses le midi au lieu de faire une vraie pause, qui ne déjeune pas devant son ordinateur (et vous ne savez même plus ce que vous avez mangé) ? Surmenage, vous avez dit ?

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Stop encore !

Le temps de trajet domicile-travail a longtemps été une fatalité et il aurait été vain de s’en plaindre. Mais ce n’est plus le cas. Autant le digital peut réellement devenir un obstacle à des temps de travail et/ou temps personnels de qualité, si on se laisse envahir. Autant il s’avère être une source d’amélioration de notre qualité de vie… quand il rend par exemple possible le travail à distance.


Aujourd’hui, plus rien ne s’oppose à ce que la plupart d’entre nous optent pour une ou plusieurs journées de télétravail/semaine. Le bénéfice ressenti par ceux qui ont instauré l’usage du télétravail n’est d’ailleurs plus remis en question : 92% disent avoir une meilleure qualité de vie personnelle et familiale ; 87% témoignent d’une diminution du stress de transport et de la fatigue ; 84% des personnes se disent + efficaces (concentration + productivité)1. Attention toutefois, pour ne pas nuire à la qualité du temps de (télé)travail, il est recommandé de préférer un espace de coworking près de chez soi plutôt que de rester à la maison.

Tout faire soi-même et/ou tout contrôler, une erreur

Vous pensez manquer de temps ? Ou vous vous dites que quelque chose ne va pas… car les tâches et missions s’accumulent, mais votre temps de travail, lui, est déjà saturé : et vous vous dites sans doute que c’est la rançon de la gloire. La satisfaction de vous sentir indispensable vous tient debout

Plein d’enthousiasme et fort de la confiance que l’on vous porte, vous pensez simplement courir après le temps (comme tout le monde, finalement). Pourtant le burn-out, l’erreur professionnelle ou autres craquages de plomb pourraient être au bout du chemin. Surtout si, déjà, surmenage oblige, vous faites déborder votre temps de travail sur votre vie privée, par petites touches…

Go go go !

Si vous voulez que le succès reste au rendez-vous, deux solutions :

  • apprenez à refuser un travail lorsque vous êtes déjà à saturation. S’il y a urgence, votre supérieur devra se tourner vers un autre collaborateur (ou vers un autre prestataire si c’est un client) : vous devrez alors accepter que cette mission vous échappe et soit confiée à autrui…
  • déléguez ! Décomposez vos missions en tâches et compétences, afin d’en déléguer une partie : conservez la main sur les étapes sur lesquelles vous êtes indispensable ou le plus performant. Et lâchez prise : apprivoisez cette sensation d’imperfection que vous ressentez lorsque ce n’est pas vous qui avez officié… et laissez les autres s’exprimer.

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Quelle sera votre bonne résolution pour reprendre le pouvoir sur votre temps de travail ? Stop au multitasking, stop aux temps de trajets subis, oui à la délégation ? Les trois à la fois… et vous pourrez dire adieu au surmenage.

1 – Mission coworking, faire ensemble pour mieux vivre ensemble, 2018.

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