Lancée en 2016, la
start up qui a promis de tuer les notes de frais continue à grandir et vient de
boucler un tour de table de cinq millions d’euros pour poursuivre son
développement. Rencontre chez Wojo avec Tristan Leteurtre, l’entrepreneur
qui veut réconcilier dirigeants, salariés et comptables sur l’épineux sujet des
notes de frais avec une solution innovante.
Mooncard a vu le jour en 2016. Aux manettes, Tristan
Leteurtre et Damien Metzger, deux entrepreneurs déjà expérimentés qui se
retrouvent autour d’un mauvais souvenir commun : le cauchemar des notes de
frais !
Une ambition commune : tuer les notes de frais !
« En 2003, j’ai créé
ma première société, Anevia, qui comptait une centaine de personnes, raconte
Tristan Leteurtre. J’ai fait face à tout
ce que vivent les dirigeants de PME : les commerciaux qui se plaignent
d’avancer les frais, le temps passé par les services comptables à saisir des
justificatifs et à remplir des tableaux Excel, la galère des factures égarées…
Sans parler des outils de gestion vieillots, peu ergonomiques, qui
complexifient encore le sujet ! » Son associé, Damien Metzger, a connu chez
Prestashop les mêmes problématiques dans un environnement start up.
« J’ai développé une conviction sur les notes de frais, sourit Tristan. La bonne manière de les gérer n’est pas d’optimiser cette gestion, mais tout bonnement de les tuer. Je veux les supprimer pour que les gens n’aient plus à avancer d’argent, et que les données soient pré-remplies au maximum pour les services comptables et les managers. »
À télécharger : Le guide : comment simplifier sa gestion des notes de frais
Mooncard, une solution innovante qui remplit et enregistre vos notes de
frais à votre place
Forts de cette conviction, les fondateurs de Mooncard se
sont rapprochés de MasterCard et de la banque allemande Wirecard pour
développer une technologie encore jamais vue. Le principe est simple.
Étape 1 : L’entreprise ouvre un compte Mooncard et
commande une flotte de cartes de paiement MasterCard reliées à ce compte. L’inscription
prend cinq minutes en ligne, l’entreprise envoie les documents par voie
numérique, le compte est créé immédiatement, et les cartes sont expédiées en 24
heures.
Étape 2 : Chacune des cartes est paramétrée de
manière ultra précise par le manager ou le dirigeant afin de définir ses plages
d’utilisation (semaine ou week-end, et mêmes horaires), le type de dépenses
autorisées (restaurants, billets de train, essence, etc.), le montant maximum
autorisé, etc. Chacune est ensuite attribuée à un salarié. « Nous avons poussé les systèmes de règles et
de plafonds très loin, aucune carte corporate en France n’avait encore été aussi
en profondeur dans le pilotage, détaille Tristan Leteurtre. Cela crée de bonnes conditions pour qu’une
entreprise n’ait plus peur de donner des cartes de paiement à ses
collaborateurs. »
Étape 3 : Chaque fois qu’un porteur d’une Mooncard
réalise une dépense, il reçoit dans la foulée un SMS l’invitant à cliquer sur
un lien et à prendre en photo sa facture.
Étape 4 : Le tout est automatiquement transmis à l’entreprise, et enregistré dans l’outil de suivi global. MasterCard fournit un grand nombre de données pour préremplir automatiquement la note de frais. « On va jusqu’à connecter l’interface de suivi aux agendas des commerciaux afin de préremplir automatiquement le nom du client ou prospect qu’ils ont invité à déjeuner ce jour-là. C’est un énorme gain de temps pour tout le monde. » Attention toutefois à ne pas jeter le ticket, que l’URSSAF continue d’exiger en cas de contrôle, « mais on milite avec d’autres confrères pour que l’administration accepte la dématérialisation ! » déclare Tristan Leteurtre. Et en attendant le contrôle, il peut rester rangé dans une boîte d’archivage sans avoir besoin de le saisir sur un tableur Excel : sa photo est déjà enregistrée et classée au bon endroit dans l’outil de suivi.
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Un outil qui plaît aux décideurs, aux comptables et aux salariés
Gain de temps pour les services comptables qui sont libérés
de la fastidieuse saisie des notes de frais, gain de sécurité pour les managers
et dirigeants qui pilotent très finement les dépenses et le plafond autorisés
pour chacune des cartes : et qu’en pensent les salariés ? « Nous militons aussi pour eux, répond
Tristan Leteurtre, afin de préserver leur
pouvoir d’achat. Le prélèvement à la source représente une baisse de salaire
frontale qui rend encore plus douloureuses les avances de frais : notre
plateforme les fait disparaître, et cela plaît beaucoup. »
Un outil comptable qui a déjà séduit plus de 1 000 clients
Est-ce que Mooncard fonctionne chez tout le monde ? « On a beaucoup investi dans la partie
comptable, c’est-à-dire qu’on génère
des formats et écritures comptables compatibles avec près de 95 % des
logiciels du marché. Cela permet de faire gagner un temps précieux aux services
comptables ! » Ceci explique aussi le succès de Mooncard.
À peine deux ans après sa création, la société accroche à son tableau de chasse des noms très variés. « Nous sommes très fiers de compter parmi nos clients Le Slip Français, Claque des Doigts, Linxo, Ledger, mais aussi des sociétés plus traditionnelles, comme le groupe Argus, et des mastodontes comme Vinci et Air France, se réjouit Tristan Leteurtre. Nous avons réussi à créer une solution très digitale, très ergonomique, mais pas élitiste. C’est simple pour les utilisateurs, et nous apportons le meilleur de la digitalisation à des entreprises de toutes tailles et tous secteurs. »
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Une levée de fonds de cinq millions pour démarrer 2019 du bon pied
Signe qui ne trompe pas : Mooncard vient de lever cinq
millions d’euros auprès de partenaires qui partagent la vision et les ambitions
de la start up. « On veut devenir le
leader français des cartes de paiements, à côté des banques, sur le segment de
l’entreprise. Il y a encore beaucoup de place à prendre, le secteur reste assez
vierge, explique Tristan. Le marché
français, c’est 650 000 entreprises, ce qui représente deux millions de
salariés qui agrafent encore leurs justificatifs à une impression de tableau
Excel. On a un vaste travail de conquête commerciale, de marketing et
d’évangélisation pour atteindre 200 000 cartes dans les trois prochaines
années, la levée de fonds nous donne les moyens de recruter pour avancer dans
cette direction. »
Et d’ajouter : « Nous
sommes fiers de nos deux investisseurs principaux, Aglaé Ventures et Raise
Ventures. On a constaté beaucoup de respect dans l’étude du dossier, c’est
précieux d’avoir des partenaires financiers qui partagent nos valeurs. »
Le choix d’un lieu de travail qui offre flexibilité et attractivité
Mooncard a choisi le Wojo de Saint-Lazare, à Paris, pour installer ses équipes. « Wojo nous offre de la flexibilité, car notre courbe de croissance est très difficile à prévoir et incompatible avec les contraintes des baux 3/6/9. Mais Wojo nous apporte aussi des locaux attractifs. On parvient à recruter des profils très recherchés, comme des développeurs, notamment parce que ce choix de bureaux montre qu’on attache de l’importance au bien-être des collaborateurs. »
Alors si vous êtes de passage au Wojo Saint-Lazare et que vous avez envie d’en savoir plus, passez donc une tête dans le bureau de Mooncard, vous verrez, ils sont très sympas. Votre curiosité est éveillée et vous voulez en savoir plus ? Leur site explique les fonctionnalités disponibles et les différents tarifs proposés : demandez donc une démo pour vous familiariser avec l’outil et voir si vous sautez le pas vous aussi.
Article rédigé par Clémentine Garnier pour
Wojo, Business Humanizer