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Votre entreprise gagne-t-elle assez d’argent ?

Mis à jour le 28 août 2025

6 min

Sommaire
  • La rentabilité économique commence par le choix de sa forme juridique
  • Entrepreneur, connais-tu vraiment ton entreprise ?
  • Les différents indicateurs de rentabilité à suivre
  • Évaluation du fonds de roulement et du fonds de roulement disponible
  • Les erreurs de débutant à ne pas commettre
  • Le mot de la fin

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il y contribue. D’autant plus lorsqu’on parle de la rentabilité de l’entreprise que vous avez créée ou reprise, et encore plus lorsque vous vous interrogez sur la possibilité d’augmenter ladite rentabilité. Youssef Gomery, expert-comptable et résident chez Wojo, nous livre ses clés pour évaluer et optimiser cette rentabilité économique. Ouvrez grandes vos oreilles.

En préambule, rappelons que la question n’est pas
(forcément) de courir après les chiffres d’affaires les plus mirobolants
possibles : on a envie de dire que chacun définit à sa guise son niveau
idéal de résultat et de revenus. En revanche, pour survivre, une entreprise se
doit d’être rentable, afin d’assurer sa pérennité, d’être en capacité
d’investir, d’offrir des salaires attractifs aux talents qui la feront
progresser, et améliorer la qualité de ses produits ou services de manière
constante pour se démarquer de la concurrence.

« Or, on se rend
compte que bon nombre d’entrepreneurs font de la navigation à vue et ne maitrisent
pas les indicateurs de base pour s’assurer de la rentabilité de leur entreprise
,
explique Youssef Gomery, expert-comptable et fondateur du cabinet Gomery. C’est problématique car cela impacte leur
gestion et leurs choix de chef d’entreprise
. »

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Dites-nous ce qui vous intéresse :

La
rentabilité économique commence par le choix de sa forme juridique

« Tu devrais créer une SASU, c’est vraiment le régime le plus intéressant. » « Tu as pensé à l’entreprise individuelle ? Cela t’évite de déposer des statuts, c’est une économie. » « Tu devrais démarrer en auto-entreprise, avec les nouveaux plafonds, tu sors gagnant. »

Quel créateur d’entreprise n’a pas reçu de conseils tous
azimuts d’autres entrepreneurs, heureux de partager leur expérience ? Cela
fonctionne peut-être pour eux, mais chaque situation est différente.
L’expérience de votre voisin de bureau ne remplace pas l’expertise d’un
professionnel, et chaque entreprise doit bénéficier d’un accompagnement adapté
à ses besoins et projets.

« Cela peut marcher
partiellement
, explique Youssef, mais
il ne faut pas s’attendre à bénéficier de la solution idéale parce qu’on l’a
dupliquée. Les créateurs d’entreprise ne perçoivent pas toujours que les choix faits
au démarrage auront des conséquences rapides et pesantes. La forme juridique impacte
le niveau de cotisations sociales, les aides auxquelles ils peuvent prétendre. Il
en est de même pour l’objet social qui peut vous faire affilier à une catégorie
sociale différente. C’est important d’être bien conseillé afin de mettre toutes
les chances de son côté et préparer certaines opérations : une levée de
fonds ou la sollicitation de partenaires financiers… »

À lire aussi : Levée de fonds, quand, comment, pourquoi… ou pourquoi pas ?

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Entrepreneur, connais-tu vraiment ton entreprise ?

« Au quotidien,
je suis confronté le plus souvent à deux types de profil. Les entrepreneurs qui
gagnent de l’argent, mais pourraient en gagner plus, car ils n’optimisent pas
assez leurs résultats
, raconte Youssef Gomery. Et il y a ceux qui démarrent, qui travaillent beaucoup mais qui ne gagnent
pas encore assez d’argent et doivent donc améliorer leur gestion et leur
politique de prix.
»

La difficulté est d’identifier les leviers les plus rentables, en intégrant la notion de goulot d’étranglement. Plaît-il ? Arrive un moment où toute entreprise est plafonnée soit par le temps humain disponible, soit à cause de son rythme d’approvisionnement ou de son manque de trésorerie pour racheter de la marchandise. En gros, sky is not always the limit… La difficulté est de réussir à se rapprocher au maximum de ce point de bascule, sans le dépasser.

À lire aussi : Tout savoir sur le Budget Base Zéro (BBZ)

Les différents indicateurs de rentabilité à suivre

Coût d’une journée d’exploitation, montant de marge plutôt
que de chiffre d’affaires, destruction de trésorerie… êtes-vous au clair ?
Youssef Gomery fait le tour des indicateurs essentiels à maîtriser. Ils ne sont
pas exhaustifs, mais constituent la base d’indispensable d’un pilotage éclairé.

Coût d’une journée d’exploitation

C’est un indicateur essentiel du seuil de rentabilité.
« Tous les jours, quand vous arrivez
et que vous ouvrez votre bureau, combien vous coûte la journée si vous ne
facturez rien ?
 demande Youssef Gomery. Cela inclut beaucoup d’éléments que votre comptable vous aidera à
lister : loyer, taxes, salaire, cotisations, maintenances, etc
. »
Autre question qui découle de cette notion : est-ce que cette exploitation
quotidienne génère ou détruit de la trésorerie ?

Une fois que vous connaissez le coût d’une journée d’exploitation,
vous pourrez calculer le coût d’une heure d’exploitation et vous comparerez
plus facilement.

Calcul de la marge plutôt que du chiffre d’affaires

« Beaucoup
d’entrepreneurs confondent leur chiffre d’affaires et leur marge
, regrette
Youssef. Vous pouvez avoir un volume de
marge très faible avec un chiffre d’affaires élevé. Et inversement. Tout dépend
de votre business model.»

Pourtant, la marge est ce qui fait vivre l’entreprise… et
son patron ; elle sert à couvrir les différentes charges restantes (dont
votre rémunération) et de vous permettre de générer un résultat. Ses critères
de calculs diffèrent selon qu’on est un prestataire de service ou qu’on vend de
la marchandise.

Pour bien la définir, il importe d’intégrer aussi les coûts
cachés, afin de s’assurer qu’on l’a vendu au juste prix. Pour cela,
l’entrepreneur a besoin de savoir combien de temps il a passé sur chaque
prestation : temps administratif, temps de suivi de projet, temps de
relance de facturation, etc. « Pour
les prestataires de services, une journée de vente doit être complètement
optimisée et organisée pour consacrer du temps aux prestations les plus
rémunératrices. Dans l’idéal, les autres doivent être éliminées ou
sous-traitées »
insiste Youssef.

Évaluation du fonds de roulement et du fonds de
roulement disponible

Si ces notions ne réveillent qu’un très vague écho de vos
cours de gestion, votre expert-comptable, lui, les maîtrise parfaitement.
« Sans rentrer dans le détail ici,
ce qu’il faut retenir, c’est que tant que l’entreprise a un fonds de roulement
supérieur à son besoin en fonds de roulement, elle aura de la trésorerie. La
capacité de l’entreprise à générer de la trésorerie fera partie des indicateurs
vérifiés et appréciés par les banques ou les partenaires financiers
. »

Les erreurs de débutant à ne pas commettre

Nombre d’entrepreneurs se font piéger par les régularisations
de charges et d’impôts, faute d’avoir anticipé ces sorties de trésorerie.
« Je suis encore surpris du nombre
de chefs d’entreprise qui considèrent que la TVA fait partie de leur chiffre
d’affaires
, explique Youssef. Beaucoup
n’anticipent pas non plus les impôts et régularisations de cotisations qui
arrivent à N+1.
Et là, gare à la
casse quand il faut passer à la caisse ! L’expert-comptable est là
pour indiquer les provisions à établir et anticiper ces difficultés.
»

Les relances et suivi des créances permettent de réduire au
maximum le décalage de trésorerie entre l’émission de la facture et son
encaissement. Avoir des créances (ndlr : des factures émises mais non
encore encaissées), c’est bien, mais avoir de la trésorerie disponible, c’est
encore mieux pour faire face à ses échéances. Lorsqu’on sait qu’on va avoir une
sortie de trésorerie importante, il est préférable de la planifier un mois où
d’importantes rentrées sont prévues, afin de ne pas fragiliser sa trésorerie.

À lire aussi : Halte aux impayés, apprenez à vous faire payer

Le mot de la fin

Vous l’aurez compris, le message à retenir est simple :
ne vous lancez pas dans votre activité sans accompagnement par un
professionnel. Lui pensera à conforter vos choix et vous créer des alertes
pendant que vous réfléchissez aux leviers de développement de votre business.

Si vous souhaitez vous muscler sur les questions de gestion
d’entreprise et mieux comprendre les leviers comptables, on vous
conseille :  

La Gestion d’entreprise pas à pas, de Philippe Guillermic (éditions Vuibert, 2015), qui vous apprend à lire et décoder les chiffres comptables essentiels, et repérer les points forts et faiblesses de votre activité.


Calcul des coûts, prix et marges à portée de tous, de Victor Marie Kaldjob (éditions L’Harmattan, 2014), un ouvrage qui compile théorie et exercices. Concentration nécessaire pour les mener à bien !


Merci à notre expert

Youssef GOMERY est expert-comptable et commissaire aux comptes. Il accompagne les dirigeants, les associations, les professions libérales dans leur gestion, et conseille les créateurs et repreneurs d’entreprise.

Et que vous soyez résident chez Wojo ou pas (encore ?), vous pouvez contacter Youssef Gomery pour un rendez-vous de diagnostic : [email protected] ou www.gomery.fr

Article rédigé par Clémentine Garnier pour
Wojo, Business Humanizer

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