Parce que l’été a succédé au confinement, nous sommes nombreux à avoir pris l’habitude de vivre et travailler sur un nouveau rythme : moins de transports, horaires plus flexibles, moins d’affluence en ville, plus d’autonomie au travail… une foule de petites respirations aux effets positifs incontestables.
Puisque « grâce » au confinement, vous êtes désormais rodé.e au travail à distance, vous souhaitez prolonger l’expérience et faire une demande de télétravail. Mode d’emploi pour convaincre votre manager d’approuver votre démarche !

Pourquoi faites-vous une demande de télétravail ?

Si l’envie semble aller de soi, surtout après le confinement qui a démontré votre capacité à travailler à distance, votre demande de télétravail peut aussi bien ne pas réjouir votre manager. Crainte d’une baisse de productivité, de la réaction de vos collègues, difficultés d’organisation… ses objections peuvent être nombreuses. Préparez bien vos arguments : pourquoi voulez-vous télétravailler ? Quels enseignements avez-vous tiré du confinement ?

Temps de trajet domicile travail excessif ou pénible ?

Tout le monde sera d’accord sur ce point : les trajets quotidiens sont usants et représentent un enjeu de santé publique (dépression, obésité, manque de sommeil, stress, etc.). Il est naturel de chercher à se ménager lorsque c’est possible.

Ceux qui viennent travailler en voiture feront valoir les émissions carbone et évoqueront la loi d’orientation des mobilité (loi LOM) votée en décembre 2019. Ceux qui utilisent les transports en commun pourront parler promiscuité, pénibilité et risques sanitaires dans le contexte actuel.

On estime à 30 minutes le maximum idéal pour un aller simple. Mais des différences se font déjà sentir entre ceux qui mettent moins de 20 minutes et les autres… Selon l’étude Workplaces 2018 sur l’impact de la mobilité sur le bien-être au travail, la moyenne de temps de trajet domicile-travail des actifs et étudiants en Ile-de-France est de 44 min. C’est la durée de trajet la plus importante toutes régions confondues (21 minutes en Bretagne et Nouvelle-Aquitaine ; 20 minutes en Pays de la Loire). L’étude relate les effets pervers de la durée des temps de trajets : on passe moins de temps au bureau, ne se projette pas à long terme dans l’entreprise, n’imagine pas se faire des amis au travail… peut-être vous reconnaitrez-vous ?

Nécessité d’optimiser vos déplacements ?

Vous êtes peut-être commercial, architecte, artisan… et tant d’autres qui cumulent les déplacements au cours de leur semaine. Pour convaincre votre management, essayez d’estimer la perte de temps occasionnée par le fait de repasser au bureau, ou les plages horaires perdues entre deux rendez-vous sans possibilité de travailler. Pour cela, appliquez-vous à noter vos temps de trajets et observations sur vos conditions de circulations (embouteillage, intempérie, grève ?) pendant au moins une semaine.

Ensuite, vous disposez de deux options :
– Ces conditions sont fatigantes, et vous souhaiteriez pouvoir ne pas vous déplacer du tout de temps en temps, en télétravaillant de chez vous ou d’un espace de coworking accessible à pied ou à vélo une journée par semaine / quinzaine / mois : à vous de placer le curseur où vous voulez.

– Vous voulez pouvoir travailler partout, à tout moment, pour limiter les temps morts dans votre journée. Pour chaque demi-heure gagnée, c’est un devis établi pour le client que vous venez de quitter, le compte-rendu de la réunion achevée, le rendez-vous suivant préparé sereinement, une étude téléchargée et lue !

Préserver l’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle

Seulement 12% des salariés s’estiment satisfaits de l’équilibre entre leur vie pro et perso (source : étude Robert Half, publiée dans Le Figaro 2018). Et 85% des dirigeants de PME sont conscients que cet équilibre est un facteur de motivation et joue un rôle dans l’attractivité de l’entreprise et la lutte contre l’absentéisme (source : HR Voice, étude WiiSmile 2019).

N’hésitez donc à pas à insister sur l’importance pour vous de trouver le juste équilibre entre implication au bureau et vie personnelle épanouie. Aller chercher vos enfants de temps à autre à l’école, déposer votre bébé à la crèche sans courir, pouvoir déjeuner de temps à autre… chez un parent âgé qui a besoin de compagnie… sont autant de bonnes raisons de vouloir télétravailler, sans que cela nuise à votre productivité. Et vous pouvez donner des garanties à votre employeur pour le rassurer !

Les points à réfléchir avant de faire une demande de télétravail 

Vous souhaitez vous rendre moins souvent au bureau, certes. Mais où envisagez-vous de télétravailler, et combien de jours par mois ? Autant de détails à préciser dans votre lettre de demande de télétravail pour en discuter avec votre manager.

Où télétravailler ?

Confinement oblige, vous avez prouvé que vous pouviez télétravailler dans votre salle de bain… mais vous n’êtes pas sûre.e d’avoir envie de continuer, ni votre employeur, d’ailleurs ! Les entreprises se montrent parfois réticentes au home office : obligation de contrôler et aménager le poste de travail du salarié à son domicile, connexion wifi non sécurisée, tentation d’allumer BFM en sourdine ou nounou dépassée par la présence d’un parent dans la maison… L’art du home office est effectivement délicat.

Un bon compromis, au moins pour ancrer l’usage, est de proposer de vous rendre dans un espace de coworking à proximité de chez vous. L’offre est pléthorique, et des marques telles que Wojo proposent même des abonnements à partir de 9,90 € donnant accès à quelque 300 Spots de télétravail partout en France. De quoi rassurer votre boss : vous vous lèverez bien tous les matins pour aller au travail. Simplement, vous irez à pied, ou presque.

Bon à savoir :

Il existe plusieurs types d’espaces de coworking. Certains proposent de travailler dans un lieu dynamique et ouvert à tous (avec ou sans réservation préalable) : c’est le cas de ce que l’on appelle les cafés coworking ou autres solutions telles que les Wojo Spots.

D’autres sont disponibles sur réservation et/ou limités aux abonnés : l’atmosphère y est calme et studieuse, dans l’esprit d’une bibliothèque, comme les Wojo Corners.

Il existe aussi les bureaux chambres, des bureaux privatifs aménagés dans des hôtels et disponibles à la location. Une bonne solution pour les entreprises qui souhaitent que leurs collaborateurs télétravaillent des espaces confidentiels et puissent laisser du matériel ou des dossiers. AccorHôtels notamment développe ce concept.

Combien de jours par mois ?

Il n’existe pas encore de recommandation officielle… mais des tendances. En 2019 une étude Inkidata pour Wojo avait interrogé les Français sur leur semaine idéale : ces derniers souhaitaient travailler trois jours au bureau, un jour à la maison, et un jour dans un espace tiers. Un découpage plein de bon sens :
– la présence au bureau est de facto indispensable pour maintenir l’émulation et les relations entre collègues ;
– un jour à la maison rend possible une organisation dans laquelle les enfants ne seront pas présents et permet de se concentrer sur des tâches nécessitant d’être au calme, sans interruption ;
– le travail en espace de coworking permet de maintenir une certaine routine, d’organiser ses réunions et de recevoir des clients dans un lieu adapté, et de côtoyer une communauté de professionnels élargie.

Listez les tâches réalisables à distance de votre bureau habituel (pas besoin de dossiers, de matériel spécifique…) afin de rassurer votre employeur sur votre organisation. Estimez ensuite le temps utile à l’accomplissement de ces tâches. Soyez transparent : si vous souhaitez télétravailler le lundi depuis votre maison de campagne, dites-le et engagez-vous à rester flexible.

À faire lire à votre employeur : Demande de télétravail : 10 raisons de dire oui

Joignez une charte de bonne conduite à votre demande de télétravail

Quelles seront les objections de votre employeur à votre demande de télétravail ? Essayez de les anticiper pour y apporter une réponse.

– Une baisse de productivité ? Proposez de faire un mois d’essai suivi d’un point à l’issue de cette période. Définissez des indicateurs faciles à suivre (horaires de connexion, suivi de vos dossiers, etc.) pour pouvoir être convainquant à la fin du mois.

– L’opacité de votre disponibilité ? Soyez irréprochable sur vos horaires de connexion, et toujours ponctuel.le, notamment lorsque vous êtes invité.e en visioconférence. Pas question d’être mal installé.e quand la réunion débute, ou d’avoir un problème de micro. Personne ne doit subir les conséquences de votre télétravail. Communiquez sur votre agenda, et prévenez si vous devez vous absenter une heure !

– Moins de réactivité ? Proposez d’installer un chat d’entreprise, si vous n’en utilisiez pas déjà.
– Un désengagement de votre part ? Ce n’est pas parce que vous avez plus de temps à consacrer au bricolage que votre job ne vous intéresse plus. Un collaborateur heureux est plus engagé et plus fidèle à son employeur. Parlez qualité de vie au travail (QVT), et montrez-vous enthousiaste !
– Le coût de cette organisation ? Comme évoqué plus haut, des formules d’abonnement en coworking à petit prix existent.
– Tout le monde va vouloir télétravailler ! Et pourquoi pas ? De plus en plus d’entreprises pensent à réduire le coût de leurs charges immobilières en plaçant tout ou partie de leurs équipes en télétravail partiel : votre demande de télétravail s’inscrit dans une tendance de fond.

À faire lire à votre employeur : Optimiser son loyer entreprise en changeant de bureau

Vous pouvez proposer de servir de cobaye. « Si et seulement si » votre expérience est concluante, le point sera évoqué au cas par cas avec vos autres collègues. Rassurez votre manager en lui proposant de s’engager sur quelques mois reconductibles pour démarrer, sans oublier de définir un délai de préavis.

Prêt.e pour déposer votre demande de télétravail ? Si vous avez des questions complémentaires, ou souhaitez évoquer votre situation particulière, sachez que nous nous ferons un plaisir de vous aider dans votre démarche/négociation. Hop, remplissez le formulaire ci-dessous, précisez « blog Wojo » dans votre commentaire. On vous rappelle dans la foulée !

Au fait, chez Wojo on ne fait pas qu’écrire !

Bureaux privatifs

Bureaux fermés de 2 à 200 postes personnalisables, accès sécurisé 24/7.
Contrat flexible.

Wojo Corners

Postes en espace partagé, dédiés au travail dans le calme. Pour les freelances et les petites équipes, mais aussi les entreprises qui concilient bureaux privatifs, networking et nomadisme.

Wojo Spots

Réseau d’espaces pour travailleurs nomades, déployé par Wojo auprès de ses partenaires (hôtels, cafés, concept stores). Pour travailler où on veut quand on veut.

Salles de réunion

De 2 à 80 personnes. Idéal pour les réunions, séminaires, formations… (restauration sur demande).

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