Vous envisagez sérieusement la résiliation de votre bail commercial ? Notamment parce que vos collaborateurs se sont montrés aptes à travailler à distance… et ils en redemandent ? 71 % des personnes qui n’avaient jamais travaillé à domicile avant la crise sanitaire aimeraient travailler à distance au moins un jour par semaine à l’avenir (1).
Et pourquoi pas, en effet ? Les outils sont maîtrisés, les salariés ont démontré leur motivation et leur productivité à distance : à l’heure où les entreprises, encore sous le choc de la crise sanitaire, cherchent à faire des économies, tous les voyants sont au vert pour pérenniser la pratique du télétravail et revoir à la baisse son bail commercial.

Selon le cabinet Deloitte, un poste de travail en bail 3-6-9 couterait entre 5 000 et 18 000 €/m²/an, et ne serait utilisé qu’à 70% voire 50% (2). Ajoutez à cela le confinement puis déconfinement progressif… voilà qui donne évidemment et légitimement envie de faire les comptes et penser sérieusement à la résiliation de son bail.

Pour autant et même si nous avons effectivement su travailler à distance pendant le confinement, dire adieu à son bail professionnel pourrait se révéler quelque peu téméraire. La preuve par trois.

Qu’est-ce qui plait tant dans le télétravail ?

Si nous avons tous adoubé le remote working, ce n’est pas parce que nous avons adoré ne pas aller travailler au bureau, ne plus croiser nos collègues ou travailler dans notre cuisine…

Quelles que soient les sources, le premier critère mentionné est celui de la diminution des temps de transports, pour 56% des Français, suivi par la flexibilité des horaires pour 44% selon l’Ifop (3). 27% mentionnent aussi le calme pour se concentrer selon Deskeo (4). 63% ont affirmé que leur fatigue et leur stress avaient diminué grâce à la réduction de leurs trajets domicile travail (5).

Côté efficacité : 53 % des personnes interrogées estiment que leur productivité n’a pas changé du fait du travail à domicile, et 24 % pensent même qu’elle a augmenté(1).

De là à se dire que tout le monde est prêt pour le télétravail et que l’on peut raisonnablement envisager la résiliation de son bail commercial et réaliser ainsi des économies conséquentes, il y a un pas qui ne se franchit pas sans une solide réflexion préalable.

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Le home office, la vraie mauvaise solution ?

À la lecture des chiffres ci-dessus, décider de tourner le dos au bureau en 3-6-9 et mettre fin à son bail professionnel s’entend. Mais cela signifie-t-il pour autant que le home office est la solution ?

Les points noirs du télétravail à la maison

Rien n’est moins sûr, selon le baromètre Odoxa (6) :
– Pour 73% des Français le télétravail (home office) isole,
– 57% estiment même qu’il contribue à diminuer le sentiment d’appartenance à l’entreprise,
– 49% ont reconnu être perturbés par des tentations qu’ils n’ont pas habituellement (télévision, internet, musique, jardinage, bricolage…),
– 44% pensent que le home office rend le travail moins intéressant.

Ce qui manque le plus aux actifs qui travaillent de chez eux par rapport aux conditions de travail au bureau ?
Pour 43%, c’est l’émulation collective émanant d’un espace de travail dynamique (3), les échanges professionnels avec les collègues (41%), la distinction plus forte entre vie professionnelle et vie personnelle (28%) (1). Si l’on garde à l’esprit que ces réserves ont été émises après seulement 1,5 mois de home office, on peut imaginer les effets à long terme. Il semble finalement risqué de se fonder sur les enseignements d’une expérimentation en situation de crise pour imaginer ce que sera le vécu de ses équipes dans la durée, après la résiliation de son bail commercial.

Les espaces de coworking, l’alternative au bail commercial ou professionnel

Pourtant, la demande de télétravail, elle, ne saurait être ignorée, surtout si l’on veut être attractif : car désormais, 71% des Français pensent qu’ils auraient un avis plutôt négatif sur une entreprise défavorable au télétravail (4).

Ignorer le potentiel d’économies réalisées grâce au télétravail serait également regrettable.

En outre, 76 % des Français se sentent toujours connectés à leur équipe lorsqu’ils travaillent à distance, malgré la distance physique. Cependant, 58 % estiment qu’ils sont plus à même de collaborer depuis le bureau que depuis leur domicile (1). Alors, où placer le curseur ?

Le flex office, une solution qui nécessite anticipation et organisation

Faut-il acter la résiliation de son bail commercial pour repartir sur des bureaux moins spacieux en décidant d’organiser la rotation de ses collaborateurs afin de permettre à chacun de faire du home office ? Voilà qui permettrait aux télétravailleurs de souffler un ou deux jours par semaine, mais qui nécessite de passer au flex office (pas de bureau attribué), mettre en place un planning afin de gérer les effectifs sur site et ceux en télétravail et enfin, songer à l’aménagement du poste de travail au domicile.

Réduire sa surface en bail 3 6 9 avec des postes détachés : un risque de clivage

Faut-il diminuer ses postes de bureaux en bail 3-6-9, et placer une partie de ses effectifs en télétravail dans un espace de coworking ? On simplifie ainsi l’organisation et on évite le home office, mais avec le risque de cliver ses équipes, sans pour autant résoudre la question de la réduction des temps de trajets, chère aux cœurs de nos collaborateurs.

Opter pour la souplesse de bureaux privatifs et postes nomades en espaces de coworking

Louer une partie de ses bureaux au sein d’un réseau d’espaces de coworking, en y mixant bureaux privatifs et postes en espaces de travail partagés ? Tout devient alors possible, à moindres frais : tantôt réunir tout le monde en un même lieu, tantôt permettre à chacun de travailler près de chez soi quand il le souhaite. On peut alors imaginer, selon les besoins, augmenter ou réduire (en cas de crise…) le nombre de postes, sans être lié par un bail 3-6-9.

Vous l’aurez compris il n’y a pas de bonne ou mauvaise solution. À chaque entreprise ses besoins, ses priorités, ses possibilités, aussi. Le mieux à faire est de ne pas rester seul pour prendre sa décision et de se renseigner sur les offres disponibles. L’immobilier tertiaire doit se réinventer à l’issue de la crise du Covid-19 pour répondre aux nouveaux besoins des entreprises : il est temps de challenger les opérateurs de bureaux !

À la question pouvez-vous signer la résiliation de votre bail commercial, la réponse est peut-être « Oui ». À condition toutefois d’opter pour une solution plus agile, plus flexible, sans risquer de malmener vos troupes. En cette période où les entreprises cherchent légitiment à trouver des économies, attention à ne pas oublier l’essentiel : maintenir (voire améliorer) la cohésion et le sentiment d’appartenance à une même équipe, si possible sans les irritants des temps de trajet domicile travail.


À lire aussi : Manager à distance, 5 conseils clés

Sources :
1 – Enquête Colliers international, avril 2020
2 – Etude Deloitte, juin 2020
3- Etude BNP Paribas Real Estate réalisée par l’Ifop, avril 2020
4 – Sondage Deskeo, avril 2020
5 – Enquête Qobuz, juin 2020
6 – Baromètre Odoxa-Adviso Partners, avril 2020

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