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Reconversion professionnelle : 4 étapes pour se décider

Mis à jour le 1 août 2023

7 min

Reconversion professionnelle Wojo
Sommaire
  • 1 - Déterminer l’origine de ce besoin de reconversion
  • 2 - Prendre conscience de ses talents et compétences
  • 3 - Ouvrir ses horizons (relativiser sa peur de l’inconnu)
  • 4 - Trouver sa rampe de lancement

Depuis quelques temps déjà, vous vous posez des questions
sur votre vie professionnelle et vous avez comme une envie de changement ?

Nous sommes nombreux dans ce cas-là puisque 92% des
salariés ont déjà envisagé une reconversion professionnelle selon
une étude
publiée par le groupe AEF
en 2017.

Mais pour avoir une chance d’aboutir, ce genre de
décision (si elle doit être prise) implique un certain cheminement intellectuel
et un temps de réflexion. Pas toujours facile, quand on a une vie
professionnelle intense, des traites à payer et vie personnelle tout aussi
chargée.

Si l’idée vous a traversé l’esprit ces derniers mois,
nous vous proposons aujourd’hui un petit guide en 4 étapes afin de vous poser
les bonnes questions, et avancer !

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Dites-nous ce qui vous intéresse :

1 - Déterminer l’origine de ce besoin de reconversion

Avoir une envie de changement est naturel, fréquent et ne se limite pas à la reconversion professionnelle. Néanmoins, toutes les envies ne sont pas faites (en théorie) pour être assouvies : certaines peuvent être passagères ou impulsives.

La première question à se poser est donc sur le cycle de vie de cette envie. Prenez un stylo et notez vos réponses : a-t-elle existé depuis l’entrée en fonction ? Est-elle issue d’un contexte particulier ? Depuis combien de temps est-elle présente ?

Si cette envie de
reconversion professionnelle existe depuis l’origine ou depuis plusieurs mois
sans qu’aucune nouvelle situation n’arrive à la dissiper, c’est qu’il s’agit sans doute plus que d’une envie : c’est un besoin
que vous ressentez
.

Partant de cet état des
lieux, il devient important de déterminer les raisons profondes de ce besoin,
qui peuvent être pluriels :

  • La quête de sens :
    la raison d’être de votre travail vous semble vaine ou futile ;
  • L’absence de fierté
    : vous n’adhérez pas (ou plus) à la vision et aux choix stratégiques de votre
    employeur ;
  • L’ennui : vos tâches
    ne vous intéressent pas/plus et deviennent une torture psychologique ;
  • La pression : vous
    vous sentez malmené au travail et c’est une source de stress ;
  • L’atmosphère :
    l’ambiance de travail et/ou de management vous irrite ;
  • Le manque de
    reconnaissance : votre rémunération, position, gratitude ne sont pas à la
    hauteur de votre engagement/efficacité ;
  • Etc.

Si vous vous
reconnaissez, ne vous arrêtez pas là ! Il convient dorénavant de déterminer
l’origine profonde de votre mal-être et découvrir ce qui vous pousse vraiment à
ressentir un besoin de rupture. Car identifier que l’on devrait changer de
travail, voire de métier est une chose : encore faut-il être en mesure de
savoir ce que l’on voudrait faire à la place, ce qui serait bon pour nous et de
ne pas se tromper dans cette deuxième voie.

Un exemple : j’ai le
sentiment de travailler pour la réussite matérielle d’autres personnes mais
aussi de ne pas contribuer à faire évoluer le monde dans le bon sens. J’ai ce
sentiment parce que je ne me sens pas apprécié/rémunéré à ma juste valeur et
que j’aurais besoin de me sentir utile pour la société plutôt que pour mes
patrons.

Cet exercice vous
permettra de cartographier vos véritables besoins profonds et d’envisager une
piste de reconversion professionnelle cohérente avec vos besoins.

À lire aussi :  Communication Non Violente, un atout...

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2 - Prendre conscience de ses talents et compétences

Vous savez désormais que
votre projet de reconversion professionnelle est motivé par un ou plusieurs
besoins profonds qui ne trouvent pas de réponse en l’état actuel. Il est temps
de passer à la seconde étape : une introspection sur vos talents, ou tout du
moins ce sur quoi vous vous reconnaissez doué.e et dans lesquels vous vous
épanouissez.

Nous avons été bien
souvent éduqués à considérer le travail comme un devoir extérieur et non comme
un choix intérieur : nous sommes nombreux à avoir choisi une formation, puis un
métier par défaut. Or, pour s’épanouir professionnellement, ne faut-il pas
éprouver un certain plaisir à travailler ?

Il ne faut donc pas
hésiter à revenir à l’essentiel et à exprimer subjectivement par écrit les
tâches qui nous plaisent dans notre travail actuel, ou qui nous ont plu dans
notre vie passée, et pour lesquelles notre entourage nous a reconnu des
compétences naturelles particulières.

Peu importe qu’elles
soient soft skills (empathie,
communication, design thinking) ou hard
skills
(écriture, langue, UX design), être au clair avec ses véritables
compétences permet d’envisager des manières pour les exprimer au service de vos
besoins profonds.

Nombreux sont les coachs,
les bilans de compétences ou les formations qui vous accompagneront dans ce
bilan personnel telles que Switch
Collective
ou Primaveras.

3 - Ouvrir ses horizons (relativiser sa peur de l’inconnu)

Un des premiers contre-arguments à la reconversion professionnelle est la crainte de l’échec. Il est inutile de se voiler la face : oui, la reconversion professionnelle comporte un certain risque. Va-t-on réellement s’épanouir dans cette nouvelle vie ? Notre niveau de vie ne va-t-il pas en pâtir ? Que se passera-t-il si jamais nous échouons ? Ces questions sont légitimes et elles sont naturelles (peur de l’inconnu, difficultés à entrevoir l'avenir ou résistance au changement).

Il est cependant indispensable de ne pas oublier la question de base : pourquoi et comment en sommes-nous arrivé.e à nous poser toutes ces questions ? Est-ce que nous nous voyons continuer encore longtemps avec ce besoin qui sommeille et le malaise que celui-ci engendre. Impacte-t-il notre productivité ou notre entourage ?

À lire aussi : Comment devenir auto-entrepreneur ? Suivez le guide !

Dès lors, il devient important de sortir de sa bulle : mais par où commencer ? Une solution pour avancer en douceur peut alors être de partir à la rencontre d’autres personnes qui ont fait le pas de la reconversion professionnelle.
Autre exercice intéressant : repérez des postes qui vous font envie et rédigez une lettre de motivation comme si vous postuliez... Vous verrez que vous prendrez confiance petit à petit.

Étonnamment, rares sont les cas où une reconversion professionnelle conduit à un véritable échec, et même si c’est le cas, cet échec est souvent le tremplin d’une nouvelle réussite. Mais pour prendre conscience de cela, il faut discuter et échanger avec ces reconvertis.

Travaillez votre réseau, cherchez à contacter des profils qui vous correspondent. N’hésitez pas à vous rendre dans des espaces de coworking : un véritable vivier de reconvertis professionnels !

Des espaces tels que Wojo ont des équipes de Business Partners dont la vocation est de provoquer les interactions entre les membres qui ont des affinités ou besoins communs. Des animations business (conférences, workshops…) permettent aussi de s’immerger dans une communauté d’entrepreneurs et collaborateurs aux parcours tous plus variés les uns que les autres : ces évènements ne sont pas réservés aux membres, ils sont gratuits sous réserve d’inscription !

4 - Trouver sa rampe de lancement

Une fois conforté.e dans
votre envie de changement et prêt.e à quitter votre zone de confort, il ne vous
« reste plus » qu’à passer aux choses concrètes.

Pas question cependant de
vous reconvertir en quittant tout du jour au lendemain (à moins que ce soit
votre tempérament 😉). En premier lieu deux leviers vous permettront
d’avancer de façon encadrée :

- Consultez votre Compte
Personnel de Formation
(CPF) : vous
disposez en tant que salarié d’un Compte Personnel de Formation sur lequel
l’État verse chaque année de salariat entre 300 et 500 euros à utiliser pour
financer n’importe quelle formation reconnue ;

- Faites un bilan de
compétences
: il peut être financé
par votre CPF, Pôle Emploi ou même l’OPCO de votre employeur (si celui-ci l’accepte).

Ensuite, plusieurs options s’offrent à vous !

Ce que vous pouvez
faire sans attendre :

- Vous astreindre à mieux gérer votre temps personnel : nous oublions
souvent qu’une journée compte 24 heures et que se lever une heure plus tôt le
matin ou sacrifier le film du soir permet d’optimiser notre temps pour des
projets personnels qui nous sont chers. De quoi s’épanouir et se donner une
respiration lorsque notre job nous pèse ;

- Vous former en ligne : la plus grande école du monde s’appelle aujourd’hui
Google, en quelques clics vous pourrez trouver des formations en ligne
gratuites ou payantes vous permettant d’apprendre ou perfectionner certaines
compétences.

Entamer la discussion avec votre employeur :

- Négocier son temps de travail : de plus en plus d’employeurs
acceptent de renégocier les contrats de travail de leur salarié pour leur
permettre de travailler à mi-temps ou sur des formats 4 jours sur 5 ;

- Faire une demande de télétravail : beaucoup d’entreprises relativisent désormais l’importance du travail en présentiel, profitez-en pour demander à travailler dans un coworking proche de chez vous afin d’avoir l’occasion de rencontrer des personnes et des parcours inspirants.

À lire aussi : Demande de télétravail : 10 raisons de dire oui

Vous jeter à l’eau :

- Demander une année
sabbatique
: si vous avez plus de 36
mois d’ancienneté dans votre entreprise, vous êtes en droit de demander une
suspension de votre contrat de travail de 6 à 11 mois pour réaliser n’importe
quel projet qui vous tient à cœur. Vous avez bien lu : ce projet peut être en
rupture complète avec votre métier actuel ;

- Entamer une rupture
conventionnelle
: vous êtes
convaincu.e que votre travail actuel n’est pas fait pour vous, négocier sa
rupture conventionnelle avec son employeur permet d’organiser son départ en
bonne intelligence et de profiter des avantages de Pôle Emploi ;

- Bénéficier de l’ARCE ou de l’AIF : une fois inscrit à Pôle Emploi, vous pouvez profiter de l’Aide à la Reprise ou Création d’Entreprise (ARCE) si vous souhaitez lancer un nouveau projet ou à l’Aide Individuelle à la Formation (AIF) si vous souhaitez vous reformer.

À lire aussi : Travailler en famille, les clés de l'entente

La reconversion professionnelle n’est pas une décision
simple à prendre, mais nous avons la chance d’avoir à notre disposition des
outils et de nombreux dispositifs pour nous aider à nous reconvertir
efficacement.

Le plus grand frein est sans nulle doute la peur légitime
de sortir de sa zone de confort (matériel) et de plonger dans l’inconnu. Et si
le remède magique n’existe pas encore, la meilleure chose à faire reste de se
faire accompagner par des pros et échanger avec un maximum de personnes qui ont
franchi le pas.

En un mot comme en cent : sortez, voyez du monde !

Au fait, chez Wojo on ne fait pas qu’écrire !

Découvrez notre réseau de 170 espaces mêlant bureaux privatifs, coworking et salles de réunion, qui répondent aux besoins des grands groupes, PME, start-ups ou indépendants, et leur apportent flexibilité et agilité.

Venez tester l’expérience Wojo, on vous accueille avec plaisir !

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