Pourquoi être gentil ? Parfois moquée, la gentillesse est souvent associée à la faiblesse ou la mollesse. Et pas toujours bien vue en management. Pourtant, l’empathie et l’écoute de l’autre, deux qualités dont sont pourvus les gentils, font partie des soft skills d’avenir de plus en plus recherchées. Et pour cause, l’entreprise a tout à gagner à l’encourager chez ses salariés pour renforcer l’esprit d’équipe, la motivation et leur implication. Explication.

Définie par le Larousse comme le « caractère de quelqu’un d’une complaisance attentive et aimable. Synonyme : bonté », la gentillesse suscite des réactions contrastées. Dénigrée par certains, louée par d’autres, elle est pourtant de plus en plus recherchée par les organisations qui privilégient la bienveillance, l’empathie et l’écoute de l’autre dans leurs recrutements. Sans doute parce que la gentillesse, placée au cœur des interactions humaines, permet à chacun à donner le meilleur de lui-même, d’autant plus en ces temps difficiles.

Vous avez besoin d’être convaincu ? On vous fait le topo des bonnes raisons d’être gentil… au travail ; et au quotidien.

1 – Être gentil ouvre le champ des possibles

La gentillesse est un état d’esprit, une manière de voir le monde et autrui a priori sous un jour favorable. Être gentil en entreprise, c’est donc être par défaut dans une posture bienveillante à l’égard des autres et de leur travail. C’est donc être réceptif et disponible.

Certains pensent qu’il n’est pas possible de se faire respecter quand on est ouvertement gentil… D’autres disent même que la gentillesse n’a pas sa place en entreprise. Question de définition sans doute.

Car ce n’est pas parce qu’on n’est pas autoritaire que l’on n’a pas d’autorité ou que cette dernière n’est pas légitime. Ce n’est pas parce l’on se montre bienveillant avec son entourage professionnel que ce dernier va nécessairement devenir trop familier ou manquer de respect. Et ce n’est pas parce qu’on est gentil que l’on ne sait pas dire les choses désagréables à entendre : tout se joue dans l’art et la manière de faire passer les messages à son entourage.

Le fait est que plus le management sera bienveillant, plus la relation de confiance sera forte avec les collaborateurs, ce qui rejaillit naturellement sur l’implication de chacun et suscite un cercle vertueux. La gentillesse est très contagieuse et favorise un élan collectif, indispensable en ces temps troublés. Le dialogue n’est-il pas plus simple et les deux parties, mieux disposées à s’écouter et faire des efforts, lorsque la gentillesse prévaut ?

2 – Soyez fier d’être gentil

On assimile souvent gentillesse et mollesse ou mièvrerie, suggérant tantôt que la personne choisit la voie de la facilité en évitant le conflit, tantôt qu’elle est naïve et manipulable, voire carrément stupide. Que nenni !

On peut aussi décider d’être gentil et le revendiquer : au Moyen-Âge, le mot gentilhomme véhiculait l’idée de noblesse de l’âme et du comportement. Ce n’est pas Emmanuel Jaffelin, auteur de l’Eloge de la gentillesse (Bourin Editeur, 2010), qui nous dira le contraire puisqu’il la décrit ainsi : « La gentillesse est une nouvelle noblesse ».

Projetons-nous dans une situation de tension au travail. Qu’est-ce qui est le plus facile ? Et le plus prometteur ?
– Parce qu’on a “décidément trop donné”, se mettre au diapason et entrer dans une spirale négative dont on a peu de chances de sortir grandi,
–  se mettre en retrait pour se protéger et rouler en solo : au moins on n’aura rien à se reprocher. Mais est-ce bien satisfaisant ?
– prendre du recul pour surmonter les émotions négatives provoquées par une agression ou une injustice, et les dépasser ? La réponse est dans la question, semble-t-il.

3 – Faut-il être gentil avec tout le monde ? 

En entreprise comme ailleurs, il ne suffit pas d’être gentil avec ceux dont la tête vous revient, ou ceux qui ont quelque chose qui vous intéresse… La véritable gentillesse, celle qui profite autant à celui qui se montre aimable qu’à celui qui en bénéficie, est un parti pris, un postulat de départ.

Pour autant, vouloir être ou rester gentil avec tout le monde n’est pas toujours souhaitable : si l’on constate que l’autre ne mérite pas cette gentillesse, rien n’empêche de faire un pas en arrière pour ne pas se laisser marcher sur les pieds. La gentillesse, c’est savoir venir en aide à un collègue en difficulté, même lorsque l’on est soi-même débordé, tout en sachant dire non lorsque les demandes sont injustifiées ou que l’on se met soit-même en péril. Rien à voir avec l’esprit de sacrifice, donc.
De nombreuses entreprises ne s’y trompent pas, et invitent leurs salariés à travailler leur gentillesse et leur bienveillance au travail, dans une logique de feel good management.

4 – La gentillesse, un aimant à bonnes ondes

Confinement, déconfinement, reconfinement, distanciation sociale, télétravail… le contexte provoque de nombreuses tensions, et l’anxiété grimpe chez les Français. Depuis le début de la crise sanitaire, 69% se disent plus fréquemment stressés qu’avant, selon un sondage Ipsos réalisé pour Headspace.

On peut dire tout ce qu’on veut sur la gentillesse et ses (prétendues) limites en entreprise : il faut savoir reconnaitre lorsque le moment est venu de se montrer gentils les uns avec les autres. Pour aplanir les tensions avec ses collègues, mettre la bienveillance au cœur des relations humaines, susciter de l’enthousiasme et faire circuler des ondes positives.
Nous avons d’autant plus besoin de cet état d’esprit que la crise est là, et qu’il est plus que jamais indispensable de prendre en compte les difficultés et besoins des collaborateurs pour renforcer leur motivation, mais aussi, tout simplement, parce que cela fait du bien !

À lire aussi : Sourire et gentillesse, les nouvelles armes de l’efficacité en entreprise

5 – Soyez gentil au travail : travaux pratiques !

Vous voici convaincu des bénéfices de la gentillesse en entreprise ? Quelques suggestions à travailler…

 1 – Faites des compliments à vos collègues et managers

Allez, faites fi de votre timidité. C’est facile, cela ne vous demande rien, et cela illuminera peut-être leur journée et, vous verrez : la vôtre aussi. En bonus, cela marche aussi bien en visioconférence qu’en présentiel.

2 – Prenez des nouvelles de vos collègues qui vivent seuls

Les interactions au sein de l’entreprise leur manquent peut-être beaucoup en cette période. Prenez le temps d’échanger avec eux, et pas seulement à propos des dossiers en cours…

3 – Organisez une collecte au sein de l’équipe

Dans cette période compliquée, mobilisez les énergies positives en proposant à vos collègues et / ou managers de soutenir une association ou une cause proche de vos valeurs.

4 – Proposez d’élire la personne la plus gentille de l’équipe

Et révélez les résultats des votes anonymes dans un apéro virtuel, en attendant le retour de vrais moments de convivialité.

5 – Laissez des commentaires positifs sur les posts de vos contacts professionnels

Face à la crise sanitaire, indépendants et entreprises ont besoin de soutien. Chaque interaction donne plus de visibilité à leur publication, un bon moyen d’être gentil en soutenant les membres de votre réseau.  

Vous voici paré pour que la Journée de la Gentillesse dure toute l’année au sein de votre organisation !
Et si vous cherchez un espace de travail dans lequel vous êtes assuré d’être accueilli chaque matin avec gentillesse et bienveillance… eh bien, il n’y à qu’à demander à venir nous voir 😉

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