Depuis quelques années, on lit beaucoup (études à l’appui) qu’un collaborateur heureux est plus productif au travail et que les entreprises ont tout intérêt à investir dans sa Qualité de vie au travail (QVT). Mais si être heureux permet de mieux travailler, la réciproque est-elle vraie ? Travailler permet-il d’être plus heureux ? OpinionWay s’est penché sur la question pour Microsoft en interrogeant plus de 2 000 actifs français. Spoiler : travail et bonheur sont intimement liés !

Qu’est-ce que le bonheur ?

L’étude (1) révèle que 72% des actifs français estiment que le travail participe à leur bien-être personnel. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Au travail comme à la maison, le bonheur est aussi délicat à définir qu’à quantifier. L’OCDE propose de le décrire comme « un état dans lequel prédominent des émotions positives, qui produisent un sentiment de satisfaction par rapport à la vie, et comporte une dimension de réalisation des aspirations des individus en lien avec la sphère collective. »

Le bonheur selon les actifs français en novembre 2020

Selon les actifs français interrogés par OpinionWay, quatre ingrédients sont nécessaires à la félicité, indépendamment de tout contexte professionnel :
– vivre des moments de partage et de convivialité,
– bénéficier de tranquillité, de légèreté d’esprit. Et notamment, ne pas avoir de préoccupation financière, de santé ou relationnelle,
– se sentir libre et dégagé des contraintes du quotidien,
– être capable de se montrer optimiste, et de relativiser.

Mais comment tout ceci se retrouve-t-il dans le travail ?

Le travail rend-il heureux ?

Selon les actifs français (72%), le travail permet effectivement de se sentir heureux de manière générale. Ils sont aussi 44% à se rendre chaque jour « avec plaisir au travail ». Mais pourquoi le travail les rend-il heureux ?

Il procure une stabilité financière permettant de prendre soin sereinement de ses proches et mener à bien des projets personnels. Pour 80% c’est une manière de trouver sa place dans la société, pour 79%, il génère du lien social (qui fait partie des quatre piliers nécessaires à l’épanouissement), et permet de se sentir utile. Le travail rend heureux aussi parce qu’il structure le temps, donne un cadre et permet de mieux apprécier son temps libre. Enfin, travailler impose de développer ses compétences et ses qualités, ce qui est valorisant et donne confiance en soi, et contribue à l’épanouissement personnel.

À la question « le travail rend-il heureux ? » on peut donc répondre oui, puisque pour 91% des actifs, « si on est heureux au travail, cela a un impact sur notre bonheur personnel, et inversement. Le bonheur au travail et le bonheur personnel sont liés et se nourrissent mutuellement. » (1)

Mais est-ce vrai de n’importe quel travail ?

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Les conditions d’un travail qui rend heureux

Pour éprouver du bonheur au travail, ce dernier doit néanmoins remplir quelques critères. Voici les principaux.

Sans surprise il faut « aimer son travail », le besoin de sens prévalant légèrement sur celui de faire quelque chose qui plaît personnellement (56% contre 41%). Autre prérequis, peu surprenant au vu de l’importance accordée à la convivialité pour être heureux : avoir de bonnes relations avec ses collègues. Moyennant quoi 73% de français ont affirmé que pouvoir continuer de se rendre au travail pendant le confinement a contribué à leur bonheur personnel.

Plus inattendu et sans doute lié à une prise de conscience consécutive aux confinements successifs : un cadre de travail agréable et une adéquation des outils avec la mission à mener sont importants aussi. Tout ce qui facilite la réalisation de sa tâche est identifié comme contribuant au bien-être au travail et donc à l’épanouissement personnel. Le travail permettant de se sentir utile, il est précieux de sentir de la reconnaissance de la part de la hiérarchie, d’avoir la confiance de son manager et de disposer d’autonomie.

Enfin, le travail ne doit pas déborder sur la vie privée : rappelons qu’il est apprécié parce qu’il permet de donner un cadre, il doit donc rester à sa place.

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Le (télé) travail rend-il heureux ?

Autre révélation de l’étude, le télétravail permet d’améliorer son bien-être, mais pas n’importe comment, et pour des raisons parfois inattendues. Ainsi, 77% déclarent que pouvoir télétravailler avec leur conjoint à leurs côtés les rend heureux. 

Autres atouts du télétravail qui contribuent à notre bien-être, il permet :
– de gagner du temps grâce à réduction des temps de trajet,
– un meilleur confort de travail, plus au calme et donc une meilleure productivité. Pour 79% de Français « travailler au calme chez soi contribue effectivement à son bonheur personnel »,
– plus de flexibilité dans son emploi du temps, permettant un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Les conditions d’une bonne QVT en télétravail

Pas de rapport naïf ou fantasmé au télétravail cependant, puisque les sondés indiquent que le télétravail rend heureux sous certaines conditions. Il faut notamment :
– disposer de bonnes conditions matérielles et connexion,
– maintenir un contact régulier avec collègues,
– respecter les horaires de travail et résister à la tentation de la surconnexion.

En conclusion

« Pour beaucoup, la solution idéale reste un modèle hybride, avec seulement quelques jours de télétravail par semaine, et des jours en entreprise pour bénéficier des avantages de chacun des modes de travail. Dans ces conditions, le télétravail, en permettant de gagner du temps, du confort, et de mieux gérer l’équilibre vie privée/vie professionnelle, peut contribuer au bonheur au travail. » (1)

Il ressort donc de l’étude que le travail est effectivement l’un des piliers d’une vie épanouie, car il procure confort matériel (financier), reconnaissance et estime de soi, vie sociale… Mais à condition de s’effectuer dans des conditions satisfaisantes ! La QVT impacte directement le bonheur au travail, qui impacte à son tour le bonheur personnel. QVT rimant ici avec respect de l’équilibre vie pro et perso, relations de travail conviviales, autonomie, et télétravail raisonné. Rien de déraisonnable, finalement. Alors en 2021, pour être heureux, on commence par être heureux au travail ?

1 – Étude OpinionWay pour Microsoft : Le bonheur au travail, déc. 2020

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