Depuis quelques temps déjà, vous vous posez des questions sur votre vie professionnelle et vous avez comme une envie de changement ?

Nous sommes nombreux dans ce cas-là puisque 92% des salariés ont déjà envisagé une reconversion professionnelle selon une étude publiée par le groupe AEF en 2017.

Mais pour avoir une chance d’aboutir, ce genre de décision (si elle doit être prise) implique un certain cheminement intellectuel et un temps de réflexion. Pas toujours facile, quand on a une vie professionnelle intense, des traites à payer et vie personnelle tout aussi chargée.

Si l’idée vous a traversé l’esprit ces derniers mois, nous vous proposons aujourd’hui un petit guide en 4 étapes afin de vous poser les bonnes questions, et avancer !

1 – Déterminer l’origine de ce besoin de reconversion

Avoir une envie de changement est naturel, fréquent et ne se limite pas à la reconversion professionnelle. Néanmoins, toutes les envies ne sont pas faites (en théorie) pour être assouvies : certaines peuvent être passagères ou impulsives.

La première question à se poser est donc sur le cycle de vie de cette envie : a-t-elle existé depuis l’entrée en fonction ? Est-elle issue d’un contexte particulier ? Depuis combien de temps est-elle présente ?

Si cette envie de reconversion professionnelle existe depuis l’origine ou depuis plusieurs mois sans qu’aucune nouvelle situation n’arrive à la dissiper, c’est qu’il s’agit sans doute plus que d’une envie : c’est un besoin que vous ressentez.

Partant de cet état des lieux, il devient important de déterminer les raisons profondes de ce besoin, qui peuvent être pluriels :

  • La quête de sens : la raison d’être de votre travail vous semble vaine ou futile ;
  • L’absence de fierté : vous n’adhérez pas (ou plus) à la vision et aux choix stratégiques de votre employeur ;
  • L’ennui : vos tâches ne vous intéressent pas/plus et deviennent une torture psychologique ;
  • La pression : vous vous sentez malmené au travail et c’est une source de stress ;
  • L’atmosphère : l’ambiance de travail et/ou de management vous irrite ;
  • Le manque de reconnaissance : votre rémunération, position, gratitude ne sont pas à la hauteur de votre engagement/efficacité ;
  • Etc.

Si vous vous reconnaissez, ne vous arrêtez pas là ! Il convient dorénavant de déterminer l’origine profonde de votre mal-être et découvrir ce qui vous pousse vraiment à ressentir un besoin de rupture. Car identifier que l’on devrait changer de travail, voire de métier est une chose : encore faut-il être en mesure de savoir ce que l’on voudrait faire à la place, ce qui serait bon pour nous et de ne pas se tromper dans cette deuxième voie.

Un exemple : j’ai le sentiment de travailler pour la réussite matérielle d’autres personnes mais aussi de ne pas contribuer à faire évoluer le monde dans le bon sens. J’ai ce sentiment parce que je ne me sens pas apprécié/rémunéré à ma juste valeur et que j’aurais besoin de me sentir utile pour la société plutôt que pour mes patrons.

Cet exercice vous permettra de cartographier vos véritables besoins profonds et d’envisager une piste de reconversion professionnelle cohérente avec vos besoins.

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2 – Prendre conscience de ses talents et compétences

Vous savez désormais que votre projet de reconversion professionnelle est motivé par un ou plusieurs besoins profonds qui ne trouvent pas de réponse en l’état actuel. Il est temps de passer à la seconde étape : une introspection sur vos talents, ou tout du moins ce sur quoi vous vous reconnaissez doué.e et dans lesquels vous vous épanouissez.

Nous avons été bien souvent éduqués à considérer le travail comme un devoir extérieur et non comme un choix intérieur : nous sommes nombreux à avoir choisi une formation, puis un métier par défaut. Or, pour s’épanouir professionnellement, ne faut-il pas éprouver un certain plaisir à travailler ?

Il ne faut donc pas hésiter à revenir à l’essentiel et à exprimer subjectivement par écrit les tâches qui nous plaisent dans notre travail actuel, ou qui nous ont plu dans notre vie passée, et pour lesquelles notre entourage nous a reconnu des compétences naturelles particulières.

Peu importe qu’elles soient soft skills (empathie, communication, design thinking) ou hard skills (écriture, langue, UX design), être au clair avec ses véritables compétences permet d’envisager des manières pour les exprimer au service de vos besoins profonds.

Nombreux sont les coachs, les bilans de compétences ou les formations qui vous accompagneront dans ce bilan personnel telles que Switch Collective ou Primaveras.

3 – Ouvrir ses horizons (relativiser sa peur de l’inconnu)

Un des premiers contre-arguments à la reconversion professionnelle est la crainte de l’échec. Il est inutile de se voiler la face : oui, la reconversion professionnelle comporte un certain risque. Va-t-on réellement s’épanouir dans cette nouvelle vie ? Notre niveau de vie ne va-t-il pas en pâtir ? Que se passera-t-il si jamais nous échouons ? Ces questions sont légitimes et elles sont naturelles (peur de l’inconnu ou résistance au changement).

Il est cependant indispensable de ne pas oublier la question de base : pourquoi et comment en sommes-nous arrivé.e à nous poser toutes ces questions ? Est-ce que nous nous voyons continuer encore longtemps avec ce besoin qui sommeille et le malaise que celui-ci engendre. Impacte-t-il notre productivité ou notre entourage ?

Dès lors, il devient important de sortir de sa bulle : mais par où commencer ? Une solution pour avancer en douceur peut alors être de partir à la rencontre d’autres personnes qui ont fait le pas de la reconversion professionnelle. Étonnamment, rares sont les cas où une reconversion professionnelle conduit à un véritable échec, et même si c’est le cas, cet échec est souvent le tremplin d’une nouvelle réussite. Mais pour prendre conscience de cela, il faut discuter et échanger avec ces reconvertis.

Travaillez votre réseau, cherchez à contacter des profils qui vous correspondent. N’hésitez pas à vous rendre dans des espaces de coworking : un véritable vivier de reconvertis professionnels !

Des espaces tels que Wojo ont des équipes de Business Partners dont la vocation est de provoquer les interactions entre les membres qui ont des affinités ou besoins communs. Des animations business (conférences, workshops…) permettent aussi de s’immerger dans une communauté d’entrepreneurs et collaborateurs aux parcours tous plus variés les uns que les autres : ces évènements ne sont pas réservés aux membres, ils sont gratuits sous réserve d’inscription !

4 – Trouver sa rampe de lancement

Une fois conforté.e dans votre envie de changement et prêt.e à quitter votre zone de confort, il ne vous « reste plus » qu’à passer aux choses concrètes.

Pas question cependant de vous reconvertir en quittant tout du jour au lendemain (à moins que ce soit votre tempérament 😉). En premier lieu deux leviers vous permettront d’avancer de façon encadrée :

Consultez votre Compte Personnel de Formation (CPF) : vous disposez en tant que salarié d’un Compte Personnel de Formation sur lequel l’État verse chaque année de salariat entre 300 et 500 euros à utiliser pour financer n’importe quelle formation reconnue ;

Faites un bilan de compétences : il peut être financé par votre CPF, Pôle Emploi ou même l’OPCO de votre employeur (si celui-ci l’accepte).

Ensuite, plusieurs options s’offrent à vous !

Ce que vous pouvez faire sans attendre :

Vous astreindre à mieux gérer votre temps personnel : nous oublions souvent qu’une journée compte 24 heures et que se lever une heure plus tôt le matin ou sacrifier le film du soir permet d’optimiser notre temps pour des projets personnels qui nous sont chers. De quoi s’épanouir et se donner une respiration lorsque notre job nous pèse ;

Vous former en ligne : la plus grande école du monde s’appelle aujourd’hui Google, en quelques clics vous pourrez trouver des formations en ligne gratuites ou payantes vous permettant d’apprendre ou perfectionner certaines compétences.

Entamer la discussion avec votre employeur :

Négocier son temps de travail : de plus en plus d’employeurs acceptent de renégocier les contrats de travail de leur salarié pour leur permettre de travailler à mi-temps ou sur des formats 4 jours sur 5 ;

Faire une demande de télétravail : beaucoup d’entreprises relativisent désormais l’importance du travail en présentiel, profitez-en pour demander à travailler dans un coworking proche de chez vous afin d’avoir l’occasion de rencontrer des personnes et des parcours inspirants.

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Vous jeter à l’eau :

Demander une année sabbatique : si vous avez plus de 36 mois d’ancienneté dans votre entreprise, vous êtes en droit de demander une suspension de votre contrat de travail de 6 à 11 mois pour réaliser n’importe quel projet qui vous tient à cœur. Vous avez bien lu : ce projet peut être en rupture complète avec votre métier actuel ;

Entamer une rupture conventionnelle : vous êtes convaincu.e que votre travail actuel n’est pas fait pour vous, négocier sa rupture conventionnelle avec son employeur permet d’organiser son départ en bonne intelligence et de profiter des avantages de Pôle Emploi ;

Bénéficier de l’ARCE ou de l’AIF : une fois inscrit à Pôle Emploi, vous pouvez profiter de l’Aide à la Reprise ou Création d’Entreprise (ARCE) si vous souhaitez lancer un nouveau projet ou à l’Aide Individuelle à la Formation (AIF) si vous souhaitez vous reformer.

La reconversion professionnelle n’est pas une décision simple à prendre, mais nous avons la chance d’avoir à notre disposition des outils et de nombreux dispositifs pour nous aider à nous reconvertir efficacement.

Le plus grand frein est sans nulle doute la peur légitime de sortir de sa zone de confort (matériel) et de plonger dans l’inconnu. Et si le remède magique n’existe pas encore, la meilleure chose à faire reste de se faire accompagner par des pros et échanger avec un maximum de personnes qui ont franchi le pas.

En un mot comme en cent : sortez, voyez du monde !

Au fait, chez Wojo on ne fait pas qu’écrire !

Bureaux privatifs

Bureaux fermés de 2 à 200 postes personnalisables, accès sécurisé 24/7.
Contrat flexible.

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Postes en espace partagé, dédiés au travail dans le calme. Pour les freelances et les petites équipes, mais aussi les entreprises qui concilient bureaux privatifs, networking et nomadisme.

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De 2 à 80 personnes. Idéal pour les réunions, séminaires, formations… (restauration sur demande).

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