À propos d’équilibre vie pro vie perso : le travail à distance est-il un phénomène de mode dans une société en quête de sens ou une réelle plus-value en termes de gestion de son temps ? Difficile à dire.

Il y a ceux qui vous alertent sur les dangerosités du télétravail pratiqué assidument : isolement, désorganisation, démotivation, etc. Et il y a les autres, qui vous vantent les mérites du digital nomadism comme une nouvelle forme de liberté dopant votre efficacité ainsi que votre imagination, tout en responsabilisant les équipes : le graal, en quelques sortes ! Mais que penser de tout cela ?

Je suis un millenial, cette génération qui a de grandes ambitions, qui ne s’implique que si elle trouve un sens dans ce qu’on lui demande, qui revendique le droit de s’épanouir au travail et qui part si les choses ne lui conviennent pas. Facile à dire !

Mais finalement, voilà huit mois que je suis parti m’installer à 900 km de la start-up dans laquelle je suis associé. Une décision que je ne regrette pas, en dépit des réticences de mon entourage aussi bien professionnel que familial (« Mais qu’est-ce que tu vas faire tout seul là-bas ?! »).

Pourquoi ai-je fait ce choix malgré tout ? Pour retrouver un équilibre vie pro vie perso ! Si vous aussi, vous hésitez à franchir le pas du travail à distance, voici les quatre raisons qui m’ont poussé à quitter ma routine, pour le meilleur comme pour le pire :

Avoir enfin du temps pour soi : du temps qui fait sens

Métro, boulot, dodo. Tout le monde connaît ce triptyque qui fait tant réagir les millenials, justement, et qui symbolise le quotidien de toute une génération.

Si nous devions décrire la semaine d’un citadin célibataire moderne, ce serait sans doute du lundi au vendredi : éteindre son réveil, se doucher puis s’habiller, un petit café rapide parce que pas le temps, transport jusqu’au boulot, boulot, transport jusqu’à la maison, préparer un truc rapide à manger parce que grosse fatigue, manger devant Netflix, Netflix, dodo. Le week-end : grasse matinée, courses et ménage, voir des amis le samedi soir, de nouveau grasse matinée, balade si soleil, Netflix si pas soleil, Deliveroo parce que grosse fatigue (c’est fatiguant Netflix), dodo.

Même si cette description est un peu caricaturée, elle est assez représentative et peut se résumer en trois mots : travail, récupération, procrastination. Qu’en est-il de notre épanouissement personnel ? Nous en sommes paradoxalement arrivés à chercher du sens dans notre travail, tout en négligeant de donner un sens à nos temps personnels. C’est cette situation qui nous conduit à négliger notre équilibre vie pro vie perso, sans bien savoir comment y remédier.

Après cinq longues années en mégalopole, j’ai enfin l’impression d’avoir du temps pour moi. Du fait d’un cadre de vie qui m’épuise moins et qui m’inspire plus, d’une meilleure gestion du temps de travail, sans parler des temps de transport économisés, je peux dorénavant m’adonner à des activités oubliées. Je me suis remis à lire, à écrire et à dessiner. Je fais du sport toutes les semaines et je me suis même découvert une passion pour l’ébénisterie !

Tout cela sans nuire à mon travail, et même au contraire.

Gagner en efficacité

Pour être efficace dans ce que l’on fait, il n’y a pas de secret : il faut se sentir bien physiquement et moralement.

Or il est difficile de se sentir bien, quand vous avez l’impression de subir votre quotidien en permanence. Ajoutez à cela les temps de trajets et leurs aléas, l’obligation informelle de rester jusqu’à 19h même si vous avez fini de faire ce que vous aviez à faire… Comment garder sa motivation et son efficacité intactes dans ces conditions ?

Étant moi-même manager, je voyais très bien que le volume d’heures que passaient mes collaborateurs au travail n’était pas du tout corrélé à leur productivité réelle. Il en était d’ailleurs de même pour moi, nous perdions donc notre temps inutilement et sans profit.

Décider de choisir le travail à distance a impliqué une profonde remise en question du rythme et des méthodes de travail de toute l’équipe : un travail d’introspection et de réorganisation, qui s’est avéré positif pour chacun individuellement et pour notre start-up en général.

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Dorénavant, je gère mon emploi du temps comme je l’entends. Est-ce que j’accomplis moins de choses que par le passé ? La réponse est non : je fais mieux, et en général plus vite. Comment ? En alternant télétravail et décompression : je n’hésite pas à faire une pause en plein milieu de la journée, ou même prendre quelques heures pour faire autre chose.

Non seulement je constate que je ne perds pas de temps, mais que j’en gagne. La magie du travail à distance.

Être en mesure d’accueillir de nouvelles opportunités

Avoir sa petite routine a quelque chose de rassurant, mais c’est rarement stimulant. Il est important de savoir parfois sortir de sa zone de confort pour explorer de nouvelles possibilités.

Le défaut d’une vie trop compartimentée (et surmenée) est que nous évoluons dans un circuit fermé dont nous faisons le tour en quelques mois. Nous côtoyons toujours les mêmes collègues, discutons avec les mêmes fournisseurs, sortons avec les mêmes amis. Alors certes, cela est agréable, mais ne permet pas d’entrouvrir de nouvelles portes personnelles ou professionnelles.

Comme beaucoup d’entre nous, je travaille dans une start-up dont l’objectif est d’évoluer et d’innover plus rapidement que les autres. Or, en restant cloisonné dans notre environnement d’entreprise, aussi riche soit-il, je n’avais plus l’impression d’avancer comme à nos débuts.

Grâce aux espaces de coworking, que je fréquente désormais régulièrement, j’ai rencontré des gens au profil improbable d’autres start-up. J’ai même initié des partenariats que nous n’aurions jamais pu imaginer avant. Qui plus est, en échangeant avec les acteurs locaux, un rapide calcul m’a permis de me rendre compte qu’ouvrir un bureau sur place ne serait pas du tout irréaliste, que ce soit en termes de possibilités de recrutement ou de coûts de structure.

Un véritable second souffle pour notre start-up !

Améliorer sa qualité de vie

Mégalopole est souvent synonyme de mégaprix que ce soit pour le logement, les transports, l’alimentation, les sorties et autres. Comme 79% des cadres franciliens, je trouvais la note… salée :  marre de voir la majorité de mes revenus partir dans un appartement trop petit, des courses à la superette du coin de moyenne qualité, des verres entre amis à 10 € la pinte ou encore des Uber hors de prix après avoir loupé le dernier métro.
Le besoin d’espace et de grand air, aussi, se faisait de plus en plus pressant : dans mon cas il ne s’agissait pas tant de quitter Paris que de vivre dans une ville plus petite, moins saturée, avec moins de files d’attente, moins d’embouteillages, moins de bruit.

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Ma vie se passait dans un pseudo-stress permanent, avec le sentiment de subir plus que de vivre. J’ai donc choisi de partir travailler à distance pour retrouver une certaine qualité de vie que je ne pouvais me permettre alors, et je dois dire que c’est un pari gagné.

Aujourd’hui, et pour moins cher que mon ancien appartement, je vis dans un quatre pièces avec une terrasse donnant directement sur l’océan. Je passe donc plus volontiers du temps chez moi, au lieu de trainer au bureau le soir, ce qui m’a aidé à trouver un certain équilibre vie pro vie perso.
Toutes les semaines, je me rends aux halles pour acheter des produits frais inabordables à Paris. Et pour aller prendre un verre, plus besoin de taxi : tout, ou presque, se fait à pied ou à vélo.

Plus de stress, mais de la simplicité et du calme.

Vous l’aurez compris, millenial ou pas, ces quatre raisons sont purement subjectives et ne parleront peut-être pas à tous. Vous trouverez sûrement vos propres raisons pour choisir le travail à distance, ou au contraire pour ne pas vous lancer mais dans tous les cas, sachez que si vous vous sentez opprimé dans votre quotidien, si vous cherchez comment reprendre en main votre équilibre vie pro vie perso, le télétravail (même sans partir à 900 km !)  peut vraiment être le meilleur des remèdes.

Un témoignage de Azor, membre Wojo.

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